Les origines

Comme tant d’autres, l’écriture n’a pas toujours été ma muse, il y eut l’aventure, l’Amérique du Sud, il y eut les virées entre copains. Cette addiction m’est venue à trente-et-un ans, à l’arrivée de mon second enfant, allez savoir pourquoi. Octobre 2017. Instantanément ce mal devint obsession, les aiguilles de la nuit qui défilent trop vite, les réveils nauséeux, je ne m’éternise pas, d’autres l’ont mieux relatée que moi.

Excédé par les velléités indépendantistes des Catalans – à quand un Cantal pour les Cantalous ? – je me suis décidé à écrire un article sur le sujet. Pas vraiment légitime pour donner mon point de vue sur la situation et ne voulant pas me montrer trop catégorique, j’ai enrobé mon propos d’anticipation en me glissant dans la peau d’un journaliste se rendant en République libre de Catalogne pour interroger les perdants de l’Indépendance. Certes il y avait quelques lourdeurs, des formules un peu fastoches mais j’en étais sacrément fier de mon texte.

De là, j’ai écrit une autre histoire, dans un Venezuela sombrant aux mains des néolibéraux. Avec du recul, je trouve que j’ai reculé avec ce texte, trop pamphlétaire pour toucher juste. Mais il me servit à mesurer l’endurance nécessaire pour que le souffle de l’aventure parcourt toutes les notes de la nouvelle.

La troisième fut la bonne, celle de ce bon vieux Dennis Rodman, pardon Rodman De-nis au royaume des Kim. J’avais trouvé mon concept, celui d’un recueil de nouvelles d’anticipation géopolitique teinté de révolte et d’insoumission.

Voilà, vous savez tout, allez, presque tout, sur la genèse de Terres impromises. Cela épicera peut-être votre lecture.